La sentenza della Corte Europea dei Diritti Umani sul crocifisso
http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?action=html&documentId=857724&portal=hbkm&source=externalbydocnumber&tabl
In sintesi:
1) chissà perché bisogna dibattere senza conoscere i testi
2) il Governo Italiano adduce motivi del tutto pretestuosi per la presenza obbligatoria del crocefisso
3) il Segretario di Stato del Vaticano usa complicate circonvoluzioni senza affrontare il cuore della materia, ignorando che la scelta secolare è avvenuta in paesi prima profondamente cattolici come la Polonia (tutta colpa del materialismo laicista? oppure la chiesa non ha testimoniato abbastanza e meglio?) e negando l'evidenza del fatto che la chiesa cattolica gode di singolari privilegi in Italia
4) per il resto il mondo politico in larga parte difende il crocifisso senza averlo nel cuore, cioè nella migliore tradizione farisaica, non certo evangelica. Sono i classici ladroni che trasformano il tempio in una propria spelonca usando i simboli per ingannare i creduli
DEUXIÈME SECTION AFFAIRE LAUTSI c. ITALIE (Requête no 30814/06)
ARRÊT STRASBOURG
3 novembre 2009 Cet arrêt deviendra définitif dans les conditions définies à l'article 44 § 2 de la Convention. Il peut subir des retouches de forme.
En l'affaire Lautsi c. Italie, La Cour européenne des droits de l'homme (deuxième section), siégeant en une chambre composée de :
Françoise Tulkens, présidente, Ireneu Cabral Barreto, Vladimiro Zagrebelsky, Danute. Joc(iene., Dragoljub Popovic', András Sajó, Is,?l Karakas,, juges, et de Sally Dollé, greffière de section, Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 13 octobre 2009, Rend l'arrêt que voici, adopté à cette date :
PROCÉDURE
1. A l'origine de l'affaire se trouve une requête (no 30814/06) dirigée contre la République italienne et dont une ressortissante de cet Etat, Mme Soile Lautsi (« la requérante »), a saisi la Cour le 27 juillet 2006 en vertu de l'article 34 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (« la Convention »). Elle agit en son nom ainsi qu'au nom de ses deux enfants, Dataico et Sami Albertin.
2. La requérante est représentée par Me N. Paoletti, avocat à Rome. Le gouvernement italien (« le Gouvernement ») est représenté par son agent, Mme E. Spatafora et par son coagent adjoint, M. N. Lettieri.
3. La requérante alléguait que l'exposition de la croix dans les salles de classe de l'école publique fréquentée par ses enfants était une ingérence incompatible avec la liberté de conviction et de religion ainsi qu'avec le droit à une éducation et un enseignement conformes à ses convictions religieuses et philosophiques.
4. Le 1er juillet 2008, la Cour a décidé de communiquer la requête au Gouvernement. Se prévalant des dispositions de l'article 29 § 3 de la Convention, elle a décidé que seraient examinés en même temps la recevabilité et le bien-fondé de l'affaire.
5. Tant la requérante que le Gouvernement ont déposé des observations écrites sur le fond de l'affaire (article 59 § 1 du règlement).
EN FAIT I. LES CIRCONSTANCES DE L'ESPÈCE
6. La requérante réside à Abano Terme et a deux enfants, Dataico et Sami Albertin. Ces derniers, âgés respectivement de onze et treize ans, fréquentèrent en 2001-2002 l'école publique « Istituto comprensivo statale Vittorino da Feltre », à Abano Terme.
7. Les salles de classe avaient toutes un crucifix, ce que la requérante estimait contraire au principe de laïcité selon lequel elle souhaitait éduquer ses enfants. Elle souleva cette question au cours d'une réunion organisée le 22 avril 2002 par l'école et fit valoir que, selon la Cour de cassation (arrêt no 4273 du 1er mars 2000), la présence d'un crucifix dans les salles de vote préparées pour les élections politiques avait déjà été jugée contraire au principe de laïcité de l'Etat.
8. Le 27 mai 2002, la direction de l'école décida de laisser les crucifix dans les salles de cours.
9. Le 23 juillet 2002, la requérante attaqua cette décision devant le tribunal administratif de la région de Vénétie. S'appuyant sur les articles 3 et 19 de la Constitution italienne et sur l'article 9 de la Convention, elle alléguait la violation du principe de laïcité. En outre, elle dénonçait la violation du principe d'impartialité de l'administration publique (article 97 de la Constitution). Ainsi, elle demandait au tribunal de saisir la Cour constitutionnelle de la question de constitutionnalité.
10. Le 3 octobre 2007, le ministère de l'Instruction publique adopta la directive no 2666 qui recommandait aux directeurs d'écoles d'exposer le crucifix. Il se constitua partie dans la procédure, et soutint que la situation critiquée se fondait sur l'article 118 du décret royal no 965 du 30 avril 1924 et l'article 119 du décret royal no 1297 du 26 avril 1928 (dispositions antérieures à la Constitution et aux accords entre l'Italie et le Saint-Siège).
11. Le 14 janvier 2004, le tribunal administratif de Vénétie estima, compte tenu du principe de laïcité (articles 2, 3, 7, 8, 9, 19 et 20 de la Constitution) que la question de constitutionnalité n'était pas manifestement mal fondée et dès lors saisit la Cour constitutionnelle. En outre, vu la liberté d'enseignement et l'obligation d'aller à l'école, la présence du crucifix était imposée aux élèves, aux parents d'élèves et aux professeurs et favorisait la religion chrétienne au détriment d'autres religions. La requérante se constitua partie dans la procédure devant la Cour constitutionnelle. Le Gouvernement soutint que la présence du crucifix dans les salles de classe était un « fait naturel », au motif qu'il n'était pas seulement un symbole religieux mais aussi le « drapeau de l'Eglise catholique », qui était la seule Eglise nommée dans la Constitution (article 7). Il fallait donc considérer que le crucifix était un symbole de l'Etat italien.
12. Par une ordonnance du 15 décembre 2004 no 389, la Cour constitutionnelle s'estima incompétente étant donné que les dispositions litigieuses n'étaient pas incluses dans une loi mais dans des règlements, qui n'avaient pas force de loi (paragraphe 26 ci-dessous).
13. La procédure devant le tribunal administratif reprit. Par un jugement du 17 mars 2005 no 1110, le tribunal administratif rejeta le recours de la requérante. Il estimait que le crucifix était à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italiennes, et par conséquent de l'identité italienne, et le symbole des principes d'égalité, de liberté et de tolérance ainsi que de la laïcité de l'Etat.
14. La requérante introduisit un recours devant le Conseil d'Etat.
15. Par un arrêt du 13 février 2006, le Conseil d'Etat rejeta le recours, au motif que la croix était devenue une des valeurs laïques de la Constitution italienne et représentait les valeurs de la vie civile.
II. LE DROIT ET LA PRATIQUE INTERNES PERTINENTS
16. L'obligation d'exposer le crucifix dans les salles de classe remonte à une époque antérieure à l'unité de l'Italie. En effet, aux termes de l'article 140 du décret royal no 4336 du 15 septembre 1860 du Royaume de Piémont-Sardaigne, « chaque école devra[it] sans faute être pourvue (...) d'un crucifix ».
17. En 1861, année de naissance de l'Etat italien, le Statut du Royaume de Piémont-Sardaigne de 1848 devint le Statut italien. Il énonçait que « la religion catholique apostolique et romaine [était] la seule religion de l'Etat. Les autres cultes existants [étaient] tolérés en conformité avec la loi ».
18. La prise de Rome par l'armée italienne, le 20 septembre 1870, à la suite de laquelle Rome fut annexée et proclamée capitale du nouveau Royaume d'Italie, provoqua une crise des relations entre l'Etat et l'Eglise catholique. Par la loi no 214 du 13 mai 1871, l'Etat italien réglementa unilatéralement les relations avec l'Eglise et accorda au Pape un certain nombre de privilèges pour le déroulement régulier de l'activité religieuse.
19. Lors de l'avènement du fascisme, l'Etat adopta une série de circulaires visant à faire respecter l'obligation d'exposer le crucifix dans les salles de classe.
La circulaire du ministère de l'Instruction publique no 68 du 22 novembre 1922 disait ceci « Ces dernières années, dans beaucoup d'écoles primaires du Royaume l'image du Christ et le portrait du Roi ont été enlevés. Cela constitue une violation manifeste et non tolérable d'une disposition réglementaire et surtout une atteinte à la religion dominante de l'Etat ainsi qu'à l'unité de la Nation. Nous intimons alors à toutes les administrations municipales du Royaume l'ordre de rétablir dans les écoles qui en sont dépourvues les deux symboles sacrés de la foi et du sentiment national. » La circulaire du ministère de l'Instruction publique no 2134-1867 du 26 mai 1926 affirmait « Le symbole de notre religion, sacré pour la foi ainsi que pour le sentiment national, exhorte et inspire la jeunesse studieuse, qui dans les universités et autres établissements d'enseignement supérieur aiguise son esprit et son intelligence en vue des hautes charges auxquelles elle est destinée. »
20. L'article 118 du décret royal no 965 du 30 avril 1924 (Règlement intérieur des établissements scolaires secondaires du Royaume) est ainsi libellé : « Chaque établissement scolaire doit avoir le drapeau national, chaque salle de classe l'image du crucifix et le portrait du roi ».
L'article 119 du décret royal no 1297 du 26 avril 1928 (approbation du règlement général des services d'enseignement primaire) compte le crucifix parmi les « équipements et matériels nécessaires aux salles de classe des écoles ».
Les juridictions nationales ont considéré que ces deux dispositions étaient toujours en vigueur et applicables au cas d'espèce.
21. Les Pactes du Latran, signés le 11 février 1929, marquèrent la « Conciliation » de l'Etat italien et de l'Eglise catholique. Le catholicisme fut confirmé comme la religion officielle de l'Etat italien. L'article 1 du Traité était ainsi libellé : « L'Italie reconnaît et réaffirme le principe consacré par l'article 1 du Statut Albertin du Royaume du 4 mars 1848, selon lequel la religion catholique, apostolique et romaine est la seule religion de l'Etat. »
22. En 1948, l'Etat italien adopta sa Constitution républicaine.
L'article 7 de celle-ci reconnaît explicitement que l'Etat et l'Eglise catholique sont, chacun dans son ordre, indépendants et souverains. Les rapports entre l'Etat et l'Eglise catholique sont réglementés par les Pactes du Latran et les modifications de ceux-ci acceptées par les deux parties n'exigent pas de procédure de révision constitutionnelle.
L'article 8 énonce que les confessions religieuses autres que la catholique « ont le droit de s'organiser selon leurs propres statuts, en tant qu'elles ne s'opposent pas à l'ordre juridique italien ». Les rapports entre l'Etat et ces autres confessions « sont fixés par la loi sur la base d'ententes avec leurs représentants respectifs ».
23. La religion catholique a changé de statut à la suite de la ratification, par la loi no 121 du 25 mars 1985, de la première disposition du protocole additionnel au nouveau Concordat avec le Vatican du 18 février 1984, modifiant les Pactes du Latran de 1929. Selon cette disposition, le principe, proclamé à l'origine par les Pactes du Latran, de la religion catholique comme la seule religion de l'Etat italien est considéré comme n'étant plus en vigueur.
24. La Cour constitutionnelle italienne dans son arrêt no 508 du
20 novembre 2000 a ainsi résumé sa jurisprudence en affirmant que des principes fondamentaux d'égalité de tous les citoyens sans distinction de religion (article 3 de la Constitution) et d'égale liberté de toutes les religions devant la loi (article 8) découle en fait que l'attitude de l'Etat doit être marquée par l'équidistance et l'impartialité, sans attacher d'importance au nombre d'adhérents d'une religion ou d'une autre (voir arrêts no 925/88 ; 440/95 ; 329/97) ou à l'ampleur des réactions sociales à la violation des droits de l'une ou de l'autre (voir arrêt no 329/97). L'égale protection de la conscience de chaque personne qui adhère à une religion est indépendante de la religion choisie (voir arrêt no 440/95), ce qui n'est pas en contradiction avec la possibilité d'une différente régulation des rapports entre l'Etat et les différentes religions au sens des articles 7 et 8 de la Constitution. Une telle position d'équidistance et d'impartialité est le reflet du principe de laïcité que la Cour constitutionnelle a tiré des normes de la Constitution et qui a nature de « principe suprême » (voir arrêt no 203/89 ; 259/90 ; 195/93 ; 329/97), qui caractérise l'Etat dans le sens du pluralisme. Les croyances, cultures et traditions différentes doivent vivre ensemble dans l'égalité et la liberté (voir arrêt no 440/95).
25. Dans son arrêt no 203 de 1989, la Cour constitutionnelle a examiné la question du caractère non obligatoire de l'enseignement de la religion catholique dans les écoles publiques. A cette occasion, elle a affirmé que la Constitution contenait le principe de laïcité (articles 2, 3, 7, 8, 9, 19 et 20) et que le caractère confessionnel de l'Etat avait explicitement été abandonné en 1985, en vertu du Protocole additionnel aux nouveaux Accords avec le Saint-Siège.
26. La Cour constitutionnelle, appelée à se prononcer sur l'obligation d'exposer le crucifix dans les écoles publiques, a rendu l'ordonnance du 15 décembre 2004 no 389 (paragraphe 12 ci-dessus). Sans statuer sur le fond, elle a déclaré manifestement irrecevable la question soulevée car elle avait pour objet des dispositions réglementaires, dépourvues de force de loi, qui par conséquent échappaient à sa juridiction.
EN DROIT I. SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L'ARTICLE 2 DU PROTOCOLE No 1 EXAMINÉ CONJOINTEMENT AVEC L'ARTICLE 9 DE LA CONVENTION
27. La requérante allègue en son nom et au nom de ses enfants que l'exposition de la croix dans l'école publique fréquentée par ceux-ci a constitué une ingérence incompatible avec son droit de leur assurer une éducation et un enseignement conformes à ses convictions religieuses et philosophiques au sens de l'article 2 du Protocole no 1, disposition qui est libellée comme suit :
« Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction. L'Etat, dans l'exercice des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. » Par ailleurs, la requérante allègue que l'exposition de la croix a méconnu également sa liberté de conviction et de religion protégée par l'article 9 de la Convention, qui énonce « 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. »
28. Le Gouvernement conteste cette thèse.
A. Sur la recevabilité
29. La Cour constate que les griefs formulés par la requérante ne sont pas manifestement mal fondés au sens de l'article 35 § 3 de la Convention. Elle relève par ailleurs qu'ils ne se heurtent à aucun autre motif d'irrecevabilité. Il convient donc de les déclarer recevables.
B. Sur le fond
1. Arguments des parties a) La requérante
30. La requérante a fourni l'historique des dispositions pertinentes. Elle observe que l'exposition du crucifix se fonde, selon les juridictions nationales, sur des dispositions de 1924 et 1928 qui sont considérées comme étant toujours en vigueur, bien qu'antérieures à la Constitution italienne ainsi qu'aux accords de 1984 avec le Saint-Siège et au protocole additionnel à ceux-ci. Or, les dispositions litigieuses ont échappé au contrôle de constitutionnalité, car la Cour constitutionnelle n'aurait pu se prononcer sur leur compatibilité avec les principes fondamentaux de l'ordre juridique italien en raison de leur nature réglementaire.
Les dispositions en cause sont l'héritage d'une conception confessionnelle de l'Etat qui se heurte aujourd'hui au devoir de laïcité de celui-ci et méconnaît les droits protégés par la Convention. Il existe une « question religieuse » en Italie, car, en faisant obligation d'exposer le crucifix dans les salles de classe, l'Etat accorde à la religion catholique une position privilégiée qui se traduirait par une ingérence étatique dans le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion de la requérante et de ses enfants et dans le droit de la requérante d'éduquer ses enfants conformément à ses convictions morales et religieuses, ainsi que par une forme de discrimination à l'égard des non-catholiques.
31. Selon la requérante, le crucifix a en réalité, surtout et avant tout, une connotation religieuse. Le fait que la croix ait d'autres « clés de lecture » n'entraîne pas la perte de sa principale connotation, qui est religieuse.
Privilégier une religion par l'exposition d'un symbole donne le sentiment aux élèves des écoles publiques – et notamment aux enfants de la requérante – que l'Etat adhère à une croyance religieuse déterminée. Alors que, dans un Etat de droit, nul ne devrait percevoir l'Etat comme étant plus proche d'une confession religieuse que d'une autre, et surtout pas les personnes qui sont plus vulnérables en raison de leur jeune âge.
32. Pour la requérante, cette situation a entre autres pour répercussions une pression indiscutable sur les mineurs et donne le sentiment que l'Etat est loin de ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette confession. La notion de laïcité signifie que l'Etat doit être neutre et faire preuve d'équidistance vis-à-vis des religions, car il ne devrait pas être perçu comme étant plus proche de certains citoyens que d'autres.
L'Etat devrait garantir à tous les citoyens la liberté de conscience, en commençant par une instruction publique apte à forger l'autonomie et la liberté de pensée de la personne, dans le respect des droits garantis par la Convention.
33. Quant au point de savoir si un enseignant serait libre d'exposer d'autres symboles religieux dans une salle de classe, la réponse serait négative, vu l'absence de dispositions le permettant.
b) Le Gouvernement
34. Le Gouvernement observe d'emblée que la question soulevée par la présente requête sort du cadre proprement juridique pour empiéter sur le terrain de la philosophie. Il s'agit en effet de déterminer si la présence d'un symbole qui a une origine et une signification religieuses est en soi une circonstance de nature à influer sur les libertés individuelles d'une manière incompatible avec la Convention.
35. Si la croix est certainement un symbole religieux, elle revêt d'autres significations. Elle aurait également une signification éthique, compréhensible et appréciable indépendamment de l'adhésion à la tradition religieuse ou historique car elle évoque des principes pouvant être partagés en dehors de la foi chrétienne (non-violence, égale dignité de tous les être humains, justice et partage, primauté de l'individu sur le groupe et importance de sa liberté de choix, séparation du politique du religieux, amour du prochain allant jusqu'au pardon des ennemis). Certes, les valeurs qui fondent aujourd'hui les sociétés démocratiques ont aussi leur origine immédiate dans la pensée d'auteurs non croyants, voire opposés au christianisme. Cependant, la pensée de ces auteurs serait nourrie de philosophie chrétienne, ne serait-ce qu'en raison de leur éducation et du milieu culturel dans lequel ils ont été formés et ils vivent. En conclusion, les valeurs démocratiques d'aujourd'hui plongeraient leurs racines dans un passé plus lointain, celui du message évangélique. Le message de la croix serait donc un message humaniste, pouvant être lu de manière indépendante de sa dimension religieuse, constitué d'un ensemble de principes et de valeurs formant la base de nos démocraties.
La croix renvoyant à ce message, elle serait parfaitement compatible avec la laïcité et accessible à des non-chrétiens et des non-croyants, qui pourraient l'accepter dans la mesure où elle évoquerait l'origine lointaine de ces principes et de ces valeurs. En conclusion, le symbole de la croix pouvant être perçu comme dépourvu de signification religieuse, son exposition dans un lieu public ne constituerait pas en soi une atteinte aux droits et libertés garantis par la Convention.
36. Selon le Gouvernement, cette conclusion serait confortée par l'analyse de la jurisprudence de la Cour qui exige une ingérence beaucoup plus active que la simple exposition d'un symbole pour constater une atteinte aux droits et libertés. Ainsi, c'est une ingérence active qui a entraîné la violation de l'article 2 du Protocole no 1 dans l'affaire Folgerø (Folgerø et autres c. Norvège, [GC], no 15472/02, CEDH 2007-VIII).
En l'espèce, ce n'est pas la liberté d'adhérer ou non à une religion qui est en jeu, car en Italie cette liberté est pleinement garantie. Il ne s'agit pas non plus de la liberté de pratiquer une religion ou de n'en pratiquer aucune ; le crucifix est en effet exposé dans les salles de classe mais il n'est nullement demandé aux enseignants ou aux élèves de lui adresser le moindre signe de salut, de révérence ou de simple reconnaissance, et encore moins de réciter des prières en classe. En fait, il ne leur est même pas demandé de prêter une quelconque attention au crucifix.
Enfin, la liberté d'éduquer les enfants conformément aux convictions des parents n'est pas en cause : l'enseignement en Italie est totalement laïc et pluraliste, les programmes scolaires ne contiennent aucune allusion à une religion particulière et l'instruction religieuse est facultative.
37. Se référant à l'arrêt Kjeldsen, Busk Madsen et Pedersen, (7 décembre 1976, série A no 23), où la Cour n'a pas constaté de violation, le Gouvernement soutient que, quelle qu'en soit la force évocatrice, une image n'est pas comparable à l'impact d'un comportement actif, quotidien et prolongé dans le temps tel que l'enseignement. En outre, il serait possible de faire éduquer ses enfants à l'école privée ou à la maison par des précepteurs.
38. Les autorités nationales jouissent d'une grande marge d'appréciation pour des questions aussi complexes et délicates, étroitement liées à la culture et à l'histoire. L'exposition d'un symbole religieux dans des lieux publics n'excéderait pas la marge d'appréciation laissée aux Etats.
39. Cela serait d'autant plus vrai qu'en Europe il existe une variété d'attitudes en la matière. A titre d'exemple, en Grèce toutes les cérémonies civiles et militaires prévoient la présence et la participation active d'un ministre du culte orthodoxe ; en outre, le Vendredi Saint, le deuil national serait proclamé et tous les bureaux et commerces seraient fermés, tout comme en Alsace.
40. Selon le Gouvernement, l'exposition de la croix ne met pas en cause la laïcité de l'Etat, principe qui est inscrit dans la Constitution et dans les accords avec le Saint-Siège. Elle ne serait pas non plus le signe d'une préférence pour une religion, puisqu'elle rappellerait une tradition culturelle et des valeurs humanistes partagées par d'autres personnes que les chrétiens. En conclusion, l'exposition de la croix ne méconnaîtrait pas le devoir d'impartialité et de neutralité de l'Etat.
41. Au demeurant, il n'y a pas de consensus européen sur la manière d'interpréter concrètement la notion de laïcité, si bien que les Etats auraient une plus ample marge d'appréciation en la matière. Plus précisément, s'il existe un consensus européen sur le principe de la laïcité de l'Etat, il n'y en aurait pas sur ses implications concrètes et sur sa mise en œuvre. Le Gouvernement demande à la Cour de faire preuve de prudence et retenue et de s'abstenir par conséquent de donner un contenu précis allant jusqu'à interdire la simple exposition de symboles. Sinon, elle donnerait un contenu matériel prédéterminé au principe de laïcité, ce qui irait à l'encontre de la légitime diversité des approches nationales et conduirait à des conséquences imprévisibles.
42. Le Gouvernement ne soutient pas qu'il soit nécessaire, opportun ou souhaitable de maintenir le crucifix dans les salles de classe, mais le choix de l'y maintenir ou non relèverait du politique et répondrait donc à des critères d'opportunité, et non pas de légalité. Dans l'évolution historique du droit interne esquissée par l'intéressée, que le Gouvernement ne conteste pas, il faudrait comprendre que la République italienne, bien que laïque, a décidé librement de garder le crucifix dans les salles de classe pour différents motifs, dont la nécessité de trouver un compromis avec les partis d'inspiration chrétienne représentant une part essentielle de la population et le sentiment religieux de celle-ci.
43. Quant à savoir si un enseignant serait libre d'exposer d'autres symboles religieux dans une salle de classe, aucune disposition ne l'interdirait.
44. En conclusion, le Gouvernement demande à la Cour de rejeter la requête.
c) Le tiers intervenant
45. Le Greek Helsinki Monitor (« le GHM ») conteste les thèses du Gouvernement défendeur.
La croix, et plus encore le crucifix, ne peuvent qu'être perçus comme des symboles religieux. Le GHM conteste aussi l'affirmation selon laquelle il faut voir dans la croix autre chose que le symbole religieux et que la croix est porteuse de valeurs humanistes ; il estime que pareille position est offensante pour l'Eglise. En outre, le Gouvernement italien n'aurait pas même indiqué un seul non-chrétien qui serait d'accord avec cette théorie. Enfin, d'autres religions ne verraient dans la croix qu'un symbole religieux.
46. Si l'on suit l'argument du Gouvernement selon lequel l'exposition du crucifix ne demande ni salut, ni attention, il y aurait lieu de se demander alors pourquoi le crucifix est exposé. L'exposition d'un tel symbole pourrait être perçue comme la vénération institutionnelle de celui-ci.
A cet égard, le GHM observe que, selon les principes directeurs de Tolède sur l'enseignement relatif aux religions et convictions dans les écoles publiques (Conseil d'experts sur la liberté de religion et de conviction de l'organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (« OSCE »)), la présence d'un tel symbole dans une école publique peut constituer une forme d'enseignement implicite d'une religion, par exemple en donnant l'impression que cette religion particulière est favorisée par rapport à d'autres. Si la Cour, dans l'affaire Folgerø, a affirmé que la participation à des activités religieuses peut avoir une influence sur des enfants, alors, selon le GHM, l'exposition de symboles religieux peut elle aussi en avoir une. Il faut également penser à des situations où les enfants ou leurs parents pourraient avoir peur de représailles s'ils décidaient de protester.
3. Appréciation de la Cour d) Principes généraux
47. En ce qui concerne l'interprétation de l'article 2 du Protocole no 1, dans l'exercice des fonctions que l'Etat assume dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, la Cour a dégagé dans sa jurisprudence les principes rappelés ci-dessous qui sont pertinents dans la présente affaire (voir, en particulier, Kjeldsen, Busk Madsen et Pedersen c. Danemark, arrêt du 7 décembre 1976, série A no 23, pp. 24-28, §§ 50-54, Campbell et Cosans c. Royaume-Uni, arrêt du 25 février 1982, série A no 48, pp. 16-18, §§ 36-37, Valsamis c. Grèce, arrêt du 18 décembre 1996, Recueil des arrêts et décisions 1996-VI, pp. 2323-2324, §§ 25-28, et Folgerø et autres c. Norvège [GC], 15472/02, CEDH 2007-VIII, § 84).
(a) Il faut lire les deux phrases de l'article 2 du Protocole no 1 à la lumière non seulement l'une de l'autre, mais aussi, notamment, des articles 8, 9 et 10 de la Convention.
(b) C'est sur le droit fondamental à l'instruction que se greffe le droit des parents au respect de leurs convictions religieuses et philosophiques et la première phrase ne distingue, pas plus que la seconde, entre l'enseignement public et l'enseignement privé. La seconde phrase de l'article 2 du Protocole no 1 vise à sauvegarder la possibilité d'un pluralisme éducatif, essentiel à la préservation de la « société démocratique » telle que la conçoit la Convention. En raison de la puissance de l'Etat moderne, c'est surtout par l'enseignement public que doit se réaliser cet objectif.
(c) Le respect des convictions des parents doit être possible dans le cadre d'une éducation capable d'assurer un environnement scolaire ouvert et favorisant l'inclusion plutôt que l'exclusion, indépendamment de l'origine sociale des élèves, des croyances religieuses ou de l'origine ethnique. L'école ne devrait pas être le théâtre d'activités missionnaires ou de prêche ; elle devrait être un lieu de rencontre de différentes religions et convictions philosophiques, où les élèves peuvent acquérir des connaissances sur leurs pensées et traditions respectives.
(d) La seconde phrase de l'article 2 du Protocole no 1 implique que l'Etat, en s'acquittant des fonctions assumées par lui en matière d'éducation et d'enseignement, veille à ce que les informations ou connaissances figurant dans les programmes soient diffusées de manière objective, critique et pluraliste. Elle lui interdit de poursuivre un but d'endoctrinement qui puisse être considéré comme ne respectant pas les convictions religieuses et philosophiques des parents. Là se place la limite à ne pas dépasser.
(e) Le respect des convictions religieuses des parents et des croyances des enfants implique le droit de croire en une religion ou de ne croire en aucune religion. La liberté de croire et la liberté de ne pas croire (la liberté négative) sont toutes les deux protégées par l'article 9 de la Convention (voir, sous l'angle de l'article 11, Young, James et Webster c. Royaume-Uni, 13 août 1981, §§ 52-57, série A no 44).
Le devoir de neutralité et d'impartialité de l'Etat est incompatible avec un quelconque pouvoir d'appréciation de la part de celui-ci quant à la légitimité des convictions religieuses ou des modalités d'expression de celles-ci. Dans le contexte de l'enseignement, la neutralité devrait garantir le pluralisme (Folgero, précité, § 84).
b) Application de ces principes
48. Pour la Cour, ces considérations conduisent à l'obligation pour l'Etat de s'abstenir d'imposer, même indirectement, des croyances, dans les lieux où les personnes sont dépendantes de lui ou encore dans les endroits où elles sont particulièrement vulnérables. La scolarisation des enfants représente un secteur particulièrement sensible car, dans ce cas, le pouvoir contraignant de l'Etat est imposé à des esprits qui manquent encore (selon le niveau de maturité de l'enfant) de la capacité critique permettant de prendre distance par rapport au message découlant d'un choix préférentiel manifesté par l'Etat en matière religieuse.
49. En appliquant les principes ci-dessus à la présente affaire, la Cour doit examiner la question de savoir si l'Etat défendeur, en imposant l'exposition du crucifix dans les salles de classe, a veillé dans l'exercice de ses fonctions d'éducation et d'enseignement à ce que les connaissances soient diffusées de manière objective, critique et pluraliste et a respecté les convictions religieuses et philosophiques des parents, conformément à l'article 2 du Protocole no 1.
50. Pour examiner cette question, la Cour prendra notamment en compte la nature du symbole religieux et son impact sur des élèves d'un jeune âge, en particulier les enfants de la requérante. En effet, dans les pays où la grande majorité de la population adhère à une religion précise, la manifestation des rites et des symboles de cette religion, sans restriction de lieu et de forme, peut constituer une pression sur les élèves qui ne pratiquent pas ladite religion ou sur ceux qui adhèrent à une autre religion (Karaduman c. Turquie, décision de la Commission du 3 mai 1993).
51. Le Gouvernement (paragraphes 34-44 ci-dessus) justifie l'obligation (ou le fait) d'exposer le crucifix en se rapportant au message moral positif de la foi chrétienne, qui transcende les valeurs constitutionnelles laïques, au rôle de la religion dans l'histoire italienne ainsi qu'à l'enracinement de celle-ci dans la tradition du pays. Il attribue au crucifix une signification neutre et laïque en référence à l'histoire et à la tradition italiennes, intimement liées au christianisme. Le Gouvernement soutient que le crucifix est un symbole religieux mais qu'il peut également représenter d'autres valeurs (voir tribunal administratif de Vénétie, no 1110 du 17 mars 2005, § 16, paragraphe 13 ci-dessus).
De l'avis de la Cour, le symbole du crucifix a une pluralité de significations parmi lesquelles la signification religieuse est prédominante.
52. La Cour considère que la présence du crucifix dans les salles de classe va au-delà de l'usage de symboles dans des contextes historiques spécifiques. Elle a d'ailleurs estimé que le caractère traditionnel, dans le sens social et historique, d'un texte utilisé par les parlementaires pour prêter serment ne privait pas le serment de sa nature religieuse (Buscarini et autres c. Saint-Marin [GC], no 24645/94, CEDH 1999-I).
53. La requérante allègue que le symbole heurte ses convictions et viole le droit de ses enfants de ne pas professer la religion catholique. Ses convictions atteignent un degré de sérieux et de cohérence suffisant pour que la présence obligatoire du crucifix puisse être raisonnablement comprise par elle comme étant en conflit avec celles-ci. L'intéressée voit dans l'exposition du crucifix le signe que l'Etat se range du côté de la religion catholique. Telle est la signification officiellement retenue dans l'Eglise catholique, qui attribue au crucifix un message fondamental. Dès lors, l'appréhension de la requérante n'est pas arbitraire.
54. Les convictions de Mme Lautsi concernent aussi l'impact de l'exposition du crucifix sur ses enfants (paragraphe 32 ci-dessus), âgés à l'époque de onze et treize ans. La Cour reconnaît que, comme il est exposé, il est impossible de ne pas remarquer le crucifix dans les salles de classe. Dans le contexte de l'éducation publique, il est nécessairement perçu comme partie intégrante du milieu scolaire et peut dès lors être considéré comme un « signe extérieur fort » (Dahlab c. Suisse (déc.), no 42393/98, CEDH 2001-V).
55. La présence du crucifix peut aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux et ils se sentiront éduqués dans un environnement scolaire marqué par une religion donnée. Ce qui peut être encourageant pour certains élèves religieux, peut être perturbant émotionnellement pour des élèves d'autres religions ou ceux qui ne professent aucune religion. Ce risque est particulièrement présent chez les élèves appartenant à des minorités religieuses. La liberté négative n'est pas limitée à l'absence de services religieux ou d'enseignement religieux. Elle s'étend aux pratiques et aux symboles exprimant, en particulier ou en général, une croyance, une religion ou l'athéisme. Ce droit négatif mérite une protection particulière si c'est l'Etat qui exprime une croyance et si la personne est placée dans une situation dont elle ne peut se dégager ou seulement en consentant des efforts et un sacrifice disproportionnés.
56. L'exposition d'un ou plusieurs symboles religieux ne peut se justifier ni par la demande d'autres parents qui souhaitent une éducation religieuse conforme à leurs convictions, ni, comme le Gouvernement le soutient, par la nécessité d'un compromis nécessaire avec les partis politiques d'inspiration chrétienne. Le respect des convictions de parents en matière d'éducation doit prendre en compte le respect des convictions des autres parents. L'Etat est tenu à la neutralité confessionnelle dans le cadre de l'éducation publique où la présence aux cours est requise sans considération de religion et qui doit chercher à inculquer aux élèves une pensée critique.
La Cour ne voit pas comment l'exposition, dans des salles de classe des écoles publiques, d'un symbole qu'il est raisonnable d'associer au catholicisme (la religion majoritaire en Italie) pourrait servir le pluralisme éducatif qui est essentiel à la préservation d'une « société démocratique » telle que la conçoit la Convention. La Cour note à ce propos que la jurisprudence de la Cour constitutionnelle va dans le même sens (voir paragraphe 24).
57. La Cour estime que l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique relativement à des situations spécifiques relevant du contrôle gouvernemental, en particulier dans les salles de classe, restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire. La Cour considère que cette mesure emporte violation de ces droits car les restrictions sont incompatibles avec le devoir incombant à l'Etat de respecter la neutralité dans l'exercice de la fonction publique, en particulier dans le domaine de l'éducation.
58. Partant, il y a eu violation de l'article 2 du Protocole no 1 conjointement avec l'article 9 de la Convention.
II. SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L'ARTICLE 14 DE LA CONVENTION
59. La requérante soutient que l'ingérence qu'elle a dénoncée sous l'angle de l'article 9 de la Convention et de l'article 2 du Protocole no 1 méconnaît également le principe de non-discrimination, consacré par l'article 14 de la Convention.
60. Le Gouvernement combat cette thèse.
61. La Cour constate que ce grief n'est pas manifestement mal fondé au sens de l'article 35 § 3 de la Convention. Elle relève par ailleurs qu'il ne se heurte à aucun autre motif d'irrecevabilité. Il convient donc de le déclarer recevable.
62. Toutefois, eu égard aux circonstances de la présente affaire et au raisonnement qui l'a conduite à constater une violation de l'article 2 du Protocole no 1 combiné avec l'article 9 de la Convention (paragraphe 58 ci-dessus), la Cour estime qu'il n'y a pas lieu d'examiner l'affaire de surcroît sous l'angle de l'article 14, pris isolément ou combiné avec les dispositions ci-dessus.
III. SUR L'APPLICATION DE L'ARTICLE 41 DE LA CONVENTION
63. Aux termes de l'article 41 de la Convention, « Si la Cour déclare qu'il y a eu violation de la Convention ou de ses Protocoles, et si le droit interne de la Haute Partie contractante ne permet d'effacer qu'imparfaitement les conséquences de cette violation, la Cour accorde à la partie lésée, s'il y a lieu, une satisfaction équitable. » A. Dommage
64. La requérante sollicite le versement d'une somme d'au moins 10 000 EUR pour préjudice moral.
65. Le Gouvernement estime qu'un constat de violation serait suffisant. Subsidiairement, il considère que la somme réclamée est excessive et non étayée et en demande le rejet ou la réduction en équité.
66. Etant donné que le Gouvernement n'a pas déclaré être prêt à revoir les dispositions régissant la présence du crucifix dans les salles de classe, la Cour estime qu'à la différence de ce qui fut le cas dans l'affaire Folgerø et autres (arrêt précité, § 109), le constat de violation ne saurait suffire en l'espèce. En conséquence, statuant en équité, elle accorde 5 000 EUR au titre du préjudice moral.
B. Frais et dépens
67. La requérante demande 5 000 EUR pour les frais et dépens engagés dans la procédure à Strasbourg.
68. Le Gouvernement observe que la requérante n'a pas étayé sa demande, et suggère le rejet de celle-ci.
69. Selon la jurisprudence de la Cour, un requérant ne peut obtenir le remboursement de ses frais et dépens que dans la mesure où se trouvent établis leur réalité, leur nécessité et le caractère raisonnable de leur taux. En l'espèce, la requérante n'a produit aucune pièce justificative à l'appui de sa demande de remboursement. La Cour décide par conséquent de rejeter celle-ci.
C. Intérêts moratoires
70. La Cour juge approprié de calquer le taux des intérêts moratoires sur le taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne majoré de trois points de pourcentage.
PAR CES MOTIFS, LA COUR À L'UNANIMITÉ,
1. Déclare la requête recevable ;
2. Dit qu'il y a eu violation de l'article 2 du Protocole no 1 examiné conjointement avec l'article 9 de la Convention ;
3. Dit qu'il n'y a pas lieu d'examiner le grief tiré de l'article 14 pris isolément ou combiné avec l'article 9 de la Convention et l'article 2 du Protocole no 1 ;
4. Dit a) que l'Etat défendeur doit verser à la requérante, dans les trois mois à compter du jour où l'arrêt sera devenu définitif conformément à l'article 44 § 2 de la Convention, 5 000 EUR (cinq mille euros), pour dommage moral, plus tout montant pouvant être dû à titre d'impôt ; b) qu'à compter de l'expiration dudit délai et jusqu'au versement, ce montant sera à majorer d'un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne applicable pendant cette période, augmenté de trois points de pourcentage ;
5. Rejette la demande de satisfaction équitable pour le surplus.
Fait en français, puis communiqué par écrit le 3 novembre 2009, en application de l'article 77 §§ 2 et 3 du règlement.
Sally Dollé Françoise Tulkens Greffière Présidente ARRÊT LAUTSI c. ITALIE ARRÊT LAUTSI c. ITALIE
IN EVIDENZA tesi del Governo Italiano e testo Bagnasco
Le tesi sostenute dal Governo Italiano .... 11. Le 14 janvier 2004, le tribunal administratif de Vénétie estima, compte tenu du principe de laïcité (articles 2, 3, 7, 8, 9, 19 et 20 de la Constitution) que la question de constitutionnalité n'était pas manifestement mal fondée et dès lors saisit la Cour constitutionnelle. En outre, vu la liberté d'enseignement et l'obligation d'aller à l'école, la présence du crucifix était imposée aux élèves, aux parents d'élèves et aux professeurs et favorisait la religion chrétienne au détriment d'autres religions. La requérante se constitua partie dans la procédure devant la Cour constitutionnelle. Le Gouvernement soutint que la présence du crucifix dans les salles de classe était un « fait naturel », au motif qu'il n'était pas seulement un symbole religieux mais aussi le « drapeau de l'Eglise catholique », qui était la seule Eglise nommée dans la Constitution (article 7). Il fallait donc considérer que le crucifix était un symbole de l'Etat italien.
12. Par une ordonnance du 15 décembre 2004 no 389, la Cour constitutionnelle s'estima incompétente étant donné que les dispositions litigieuses n'étaient pas incluses dans une loi mais dans des règlements, qui n'avaient pas force de loi (paragraphe 26 ci-dessous).
13. La procédure devant le tribunal administratif reprit. Par un jugement du 17 mars 2005 no 1110, le tribunal administratif rejeta le recours de la requérante. Il estimait que le crucifix était à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italiennes, et par conséquent de l'identité italienne, et le symbole des principes d'égalité, de liberté et de tolérance ainsi que de la laïcité de l'Etat.
14. La requérante introduisit un recours devant le Conseil d'Etat.
15. Par un arrêt du 13 février 2006, le Conseil d'Etat rejeta le recours, au motif que la croix était devenue une des valeurs laïques de la Constitution italienne et représentait les valeurs de la vie civile.
La citazione d'Avvenire sul passo del crocefisso nella prolusione di Sua Eminenza il card. Bagnasco
L'Europa e il crocifisso.
«[...] Sono vent’anni che l’Europa, in seguito alla caduta del muro di Berlino, ha ripreso a respirare con entrambi i suoi polmoni, per usare l’immagine cara a Giovanni Paolo II, e a percorrere con nuova parresia tutte le strade dell’Europa ormai libera. Cambiamenti vorticosi si sono succeduti, e difficoltà inedite sono affiorate ad Ovest come ad Est, dove l’elemento della secolarizzazione ha finito con l’imporsi quale denominatore comune più rapidamente di quanto si sia radicato il costume democratico. Sappiamo che alla base del cammino europeo non vi possono essere solo strategie politiche o strutture burocratiche, perché le une e le altre – pur necessarie – non sono sufficienti per scaldare i cuori dei singoli e dei popoli in ordine a quel senso di cordiale appartenenza che è indispensabile per sentirsi comunità. L’idea di un’Europa unita si è fatta largo nella mente e nel cuore dei Padri fondatori congiuntamente alla constatazione di quanto il Vangelo aveva lungo i secoli inciso e scavato nella civiltà del vecchio continente. Al punto che di recente il Papa poteva affermare che: «l’Unione Europea non si è dotata di questi valori ma sono stati piuttosto questi valori condivisi a farla nascere e ad essere forza di gravità che ha attirato verso il nucleo di Paesi fondatori le diverse nazioni che hanno successivamente aderito a essa, nel corso del tempo» (Benedetto XVI, Discorso al nuovo Capo Delegazione della Commissione Comunità Europea, 19 ottobre 2009). Questa annotazione non mira certo a riconoscimenti o condizioni di privilegio. Lo diciamo anche a fronte della sentenza alquanto surreale emessa dalla Corte di Strasburgo, a proposito della presenza dei crocifissi nelle aule scolastiche italiane, nei confronti della quale bene ha fatto il Governo ad annunciare ricorso»
La storia dell’agguato di Sarobi (nei pressi di Kabul, agosto 2008) è una brutta storia con ancor più brutte conseguenze.
Riassumiamola rapidamente per quel che si sa. Un mese prima gl’italiani se ne vanno dopo averci lasciato un morto e tra il plauso degli alleati: la zona è molto tranquilla. Arriva il contingente francese in una zona considerata sicura. Il 21 agosto parte una missione esplorativa in un territorio molto difficile e ideale per le imboscate. Alcune fonti, non confermate, dicono che ci fossero dei talebani che volevano trattare e che un contingente fosse andato a verificare.
Invece c’è un centinaio di ribelli afghani della fazione guidata da Gulbuddyn Hekmatyar che li attende in un’imboscata: i combattimenti durano almeno 6 ore. Uno choc per la Francia che vede morti 10 soldati. Le prime valutazioni ufficiali tre giorni dopo parlano di “eccesso di confidenza” (Gen. Michel Stollsteiner, comandante francese della zona di Kabul) e di necessità di rafforzare la vigilanza, la ricognizione e l’intelligence. Tradotto: non abbiamo fatto abbastanza attenzione ed il nemico ci ha puniti.
Adesso è scoppiata la grana dei pagamenti italiani ai talebani. Chiariamo subito il metodo: due torti non fanno una ragione, restano due torti. Dunque, ammesso che pagare il nemico per tenerlo buono sia un torto, questo nulla toglie all’insufficiente preparazione della missione francese, come i francesi sanno bene.
Sgomberiamo subito il campo da un altro finto problema. Il governo italiano smentisce furiosamente, quello francese è di un’educazione diplomatica d’altri tempi “No comment”, ma per favore non prendiamoci in giro.
La credibilità dell’attuale governo è prossima allo zero: non si fa il giochino della finta difesa nazionale dell’Alitalia, non si tassano in differita i cittadini per il Ponte di Messina, non si mente sulla riforma scolastica, non si dice che i conti sono garantiti quando si è sull’orlo dell’apocalisse economica, non ci si caccia con le proprie mani nell’affaire Letizia-escort-D’Addario, non si fa la sanguinosa farsa dei respingimenti che interessa appena il 5-10% dei clandestini che sciamano da noi, e poi si può pretendere che la parola governativa valga qualcosa. In diplomazia (quasi) sempre, ma nei fatti no.
Quindi assumiamo come concreta ipotesi di lavoro che gl’italiani abbiano comprato la quiete dalle locali formazioni di banditi, guerriglieri, terroristi, talebani. E allora? Si fa così da quando Filippo di Macedonia (il papà di quell’Alessandro) diceva: “Non c’è fortezza così inaccessibile da non farci arrivare un asinello carico d’oro” e si fa così anche in Afghanistan. I talebani comprano e corrompono gli assai corruttibili governativi afghani e tutti i contingenti fanno lo stesso verso i capi guerrieri locali. Poi che lo faccia il comandante, la spia o il contractor, francamente è un distinguo che ai comprati non interessa.
Ancora una volta, se torto è, è di tutti e non assolve nessuno. Se invece, come anche il Times concede, torto non è perché “la guera è guera”, allora non si capisce perché gl’italiani passano per cattivi.
Infatti l’accusa seria è “Non lo avete detto ai francesi, in un’alleanza non si può agire separati e scoordinati”. Perché? Esiste un club intelligence NATO a Kabul dove ci si scambiano questi succosi dettagli della cucina del mestiere? No, ne esistono ben due in Afghanistan ma per finalità solidamente politiche: quello dei paesi europei che frenano per un aumento di truppe e quello dei paesi impegnati nel Sud del paese. E non sono due sottocomitati della NATO, sono due club chiusi e ben separati all’interno del contenitore ISAF.
Corrompere il nemico è una faccenda assai politica (come comprare i deputati dell’opposizione o tollerare che partecipino al sottobosco del malaffare, cooptandoli de facto) e nessuno parla di queste cose, nemmeno fra alleati. Gli americani sapevano (spiando gl’italiani sul campo di battaglia, comportamento da alleato impeccabile), ma i francesi (quelli buoni di Sarkozy il filoamericano) non hanno saputo.
Curioso, sapevano anche i governativi afghani di questo metodo bizantino usato dalla prima Roma, però i francesi non sapevano. Dov’era la DGSE? Che reti informative aveva? E la DRM (l’intelligence militare francese) in un mese che aveva combinato a Sarobi/Saroubi?
Il montaggio di questo scandalo somiglia sgradevolmente a quello del Nigergate, dove la DGSE (il servizio estero) francese mise in moto l’affaire, lasciò che l’informazione bidone sui presunti acquisti iracheni d’uranio nigerino circolasse ai più alti livelli americani e poi le due capitali trovarono più conveniente scaricare la colpa sull’Italia.
Forse questa volta la dinamica può essere stata differente. Materiale americano, giornale inglese e tant pis per i francesi che si ritrovano aperta la questione dell’imboscata di Sarobi con l’opposizione all’attacco e le furenti famiglie dei caduti.
Ma perché è successo questo? Ai tempi di Bush e del suo ambasciatore Ronald Spogli a Roma, ci fu un passo diplomatico per chiedere spiegazioni sulla pratica dei pagamenti. Passo diplomatico si traduce con un “Aho! Che stai affa’?” ma detto sottovoce. Niente filtrò per evitare un “incubo diplomatico” che avrebbe indebolito la tenuta politica interna italiana nel sostegno alla missione.
Adesso però questa preoccupazione non c’è. Perché? L’Italia non è un prezioso alleato da non perdere proprio adesso che tutte le braccia contano per lo sforzo decisivo? Non è un G8, G20?
È il chiaro segno di un deterioramento delle relazioni con Washington che ha superato il livello di guardia e che non c’era nemmeno ai tempi dei quattro golpe minacciati o degli anni di piombo durante la Guerra Fredda.
Questo governo assiste spensieratamente alla fine di un rapporto che difficilmente può essere sostituito dal trio degli amici attuali e futuri Putin-Gheddafi-Lukashenko. Un governo pieno di ex-comunisti che fa quel che il PCI non volle mai seriamente fare dal 1968 e che Palmiro Togliatti stroncò sul nascere, neutralizzando la corrente rivoluzionaria di Pietro Secchia.
Perché succede questo? Evidentemente la NATO non è proprio quella del 1989 ed in tutti questi anni lo spirito politico dell’Alleanza è evaporato, conoscendo fratture sinora insanabili come la guerra del Kossovo e l’aggressione all’Iraq.
C’è stato un momento di grande commozione e solidarietà collettiva, quando le opinioni pubbliche hanno scavalcato il trattato del Nord Atlantico e si sono sentite americane, quando il film “Chicken run” sembrava riassumere bene la favola d’amore litigioso tra le due sponde: l’11/9/2001.
La politica, i politici europei, l’Unione Europea non stettero a dormire: fu invocato l’articolo V del trattato di Washington, quello di guerra e difesa collettiva dietro il suo innocuo linguaggio. In Afghanistan la NATO avrebbe potuto andarci da subito a colpire Osama bin Laden. Così non fu. La coppia Bush-Cheney diede il colpo di grazia politico alla NATO e il 12 ottobre 2001, messe in moto delle inutili misure militari, l’alleanza divenne un macchinario senza uno scopo politico concreto. Non interpretava più nemmeno l’aspetto di sicurezza transatlantico, ma serviva da coalizionificio per le scelte dell’amministrazione Bush.
E con quest’alleanza dovremmo vincere in Afghanistan? Potremmo fare una patta, uscendo decentemente dal paese, ma ci vorrebbe un miracolo del carisma obamiano ed una lungimiranza collettiva degli altri alleati.
Obama vuole uscir bene dall’Afghanistan, ma non sta investendo politicamente nella NATO. Gli altri alleati vogliono uscire dall’Afghanistan e basta, evitando perdite ulteriori.
C’è un punto d’equilibrio: se tutti fanno uno sforzo mirato limitato e concentrato per cambiare la situazione sul campo nel giro di un anno. C’è se si promette una riforma politica radicale dell’Alleanza o qualcosa d’equivalente.
Nel frattempo il governo annusa i tempi, ma agisce con stolta furbizia. Bastavano 100-200 soldati promessi subito, anzicché le battutine sull’abbronzatura per rialzare le nostre quotazioni oltreoceano. Allegria, abbiamo il miglior presidente del Consiglio degli ultimi 150 anni!
È passato un anno da quando alcuni principi della chiesa cattolica hanno rilasciato compiaciute dichiarazioni sul ritorno della chiesa in politica, cioè nella politica italiana perché altrove si guarderebbero bene dall’avere queste alzate d’ingegno.
Il bilancio è presto fatto: la gerarchia dei palazzi apostolici ed il suo quotidiano sono in larga parte silenti davanti allo scandalo di un paese:
- impauperito da una classe politica cleptocratica,
- avvilito dall’assenza dello stato di diritto, diffusa da un regime di democrablanda, spesso avallato dall’opposizione,
- oppresso dalla mafia,
- minacciato da un secessione sempre più dichiarata in nome di un microegoismo regionale,
- umiliato dalle gabbie salariali e da una mentalità padronale che prende sempre più apertamente esempio dallo sfruttamento del terzo mondo,
- disonorato da una politica dell’immigrazione al di sotto di ogni livello europeo
- e ridicolizzato da un meschino replay delle favorite e degli harem;
ma sono rapidissimi nel reagire con grande visibilità diretta o indiretta o su questioni di chiaro stampo lobbista per proteggere privilegi o su questioni “etiche” dove sono sistematicamente alleati con le correnti più reazionarie ed oscurantiste delle altre due religioni monoteiste.
Se si pensa al silenzio ufficiale sul rapporto irlandese Ryan che parla di decenni di violenze negl’istituti religiosi, non c’è che da sperare nella giustizia e nella misericordia divine, visto che i suoi paludati rappresentanti in terra sono così omertosi. Solo un vescovo ha parlato, seguito forse da poche altre pallide manifestazioni di dispiacere.
Certo, si può sempre citare qualche coraggiosa e dignitosa presa di posizione all’interno della chiesa cattolica nel suo complesso contro quest’orgia di potere reazionario, ma è altrettanto chiaro che non si tratta dei potenti cardinali che fanno politica. Un giusto può salvare una città nell’ottica divina, ma nel giudizio politico una rondine purtroppo non fa primavera.
Dunque il redde rationem è profondamente insoddisfacente sia dal punto di vista politico che da quello religioso.
Sotto il profilo politico la presenza della religione in politica introduce innanzitutto un elemento irresponsabile nell’esercizio della democrazia e di un qualunque processo politico in sé. Posso sanzionare con il voto la decisione sbagliata di un papa? A chi risponde un gruppo di chierici nell’esercizio del potere? Se alla propria legge religiosa, cinquemila anni di storia fanno vedere come anche le leggi religiose vengono stirate ed adattate alle più mondane esigenze del potere. Se ad un dio direttamente, è un’entità politicamente inafferrabile ed indefinibile, dunque non inseribile nello schema di una qualunque costituzione terrena.
Chi esercita il potere senza concreta responsabilità politica è condannato a far disastri e si scava la propria fossa. Bene fecero i democristiani a resistere alle pressioni del Vaticano d’inserire Dio nella Costituzione e ottima fu la decisione di escludere qualunque menzione religiosa nel fallito progetto di costituzione dell’Europa.
Chi gioca con questi riferimenti vuole resuscitare i fantasmi della guerra dei Trent’Anni, delle guerre civili libanesi e delle guerre di dissoluzione della Jugoslavia. Chi esalta le radici cristiano-giudaiche dell’Europa compie un falso storico, intellettuale e morale e finisce passo passo nel “Gott mit uns” o nel “Dio lo vuole” di famigerata memoria.
E se quel gruppo di chierici politicanti risponde alla propria gerarchia, qual è la differenza con una qualunque gerarchia terrena?
Sotto il profilo religioso l’esercizio della politica è innanzitutto la negazione stessa del cristianesimo. Il regno di Dio non è di questa terra ed interessante notare l’amnesia di tutti questi cleropolitici sul fatto che l’ultima tentazione di Cristo riguarda proprio l’esercizio del potere politico “Adorami e tuoi saranno tutti i regni della terra”.
Il papato ha fatto politica per un millennio circa? Appunto, ha contribuito vigorosamente agli scismi d’Oriente e d’Occidente. I patriarchi di Costantinopoli hanno fatto lo stesso? Appunto, hanno impedito la riconciliazione tra le chiese e sono finiti sotto la ferula degli autocrati bizantini e russi. La politica israeliana è impregnata da partiti religiosi? che bei risultati! Da mettere a paragone con quelli della pseudoteocrazia iraniana.
Quando un chierico fa politica, non si distingue da un politico se non per il suo stendardo, ma una bandiera senza valori vissuti è semplicemente uno straccio al vento. E questi valori sono di alterità rispetto al mondo, perché nell’esercizio della politica si perde fatalmente la carica profetica, la forza di una coerenza intima e si scade rapidamente nel farisaismo e nella simonia in senso lato e stretto. È un fatto ricorrente che un religioso potente non sta dalla parte dei poveri (cui appartiene il regno dei cieli), ma dalla parte del trono e degli Epuloni.
A nessuno è mai saltato in mente che l’esercizio diretto della politica da parte della religione porta anche al jihadismo ed al talibanesimo? O forse è qualcosa di riservato solo a chi non ha radici giudaico-cristiane?
Evitare l’esercizio diretto o indiretto della politica non significa tacere la propria testimonianza, significa solo testimoniare sul piano proprio della religione. Von Galen non era Ruini, la differenza si vede e la rilevanza politica delle posizioni del prelato tedesco è non solo indiscutibile, ma è assai più forte, grande e duratura.
Vogliamo un altro esempio, in via di santificazione? Quando mai Giovanni Paolo II ha detto di far politica? Per una parte ha testimoniato e per un’altra l’ha fatta e su scala planetaria. Lo scambio tra la libertà della Polonia/crollo dell’URSS contro la soppressione della teologia della liberazione è un atto squisitamente politico, gestito con mezzi assolutamente politici ed è precisamente quello che a qualunque persona di buon senso e di senso morale impedisce di proporlo per una santificazione. Un grande papa sì, ma un santo, per carità di Cristo, no.
Poi c’è quella parola che non piace ai papalini, ai teodem, ai neo e teocon ed ai reazionari di ogni pelo: laicità. La laicità, che non è il laicismo con cui si vuole degradarla, è un valore portante per la fede e per la politica anche in un’entità politica postmoderna. Le fedi convivono grazie alla laicità ed a quel laico valore che è la tolleranza, anzi hanno imparato a dialogare grazie ad esse. La fede ha nella laicità proprio il suo check-up di salute per capire quanto si sta compromettendo nella politica.
È il momento di avviare tra i cattolici una riflessione semplice da porre e difficile da svolgere: il cattolicesimo ha davvero bisogno di uno stato (Stato della Città del Vaticano) per testimoniare la propria fede oppure questo microstato è un fossile vivente che minaccia di soffocare sistemicamente il germe del messaggio di Cristo?
In altri termini, uno stato confessionale favorisce o nuoce alla fede intesa come testimonianza trascendente? L’esperienza pratica è variegata (persino la Spagna dell’Inquisizione ha permesso a S. Teresa d’Avila di scrivere, salvo censurarla da morta), ma quella morale e religiosa è ricorrentemente negativa e almeno da un paio di millenni.
Fortunatamente la chiesa cattolica è un arcipelago così grande che, nemmeno nei periodi più bui del potere papalino, è mancata una presenza benefica, d’amore cristiano e di fede autentica. Ma il problema resta: a che serve uno stato a chi non ha il suo regno in questa terra? Cosa si dà a Cesare e cosa a Dio in uno stato teocratico, in cui ad ogni festa si rischia di gabbare lo santo?
Now that the dust has somehow settled and the Italian media hullabaloo is finished, it is the right time to assess what has happened between Italy and other international partners on the issue of becoming the second car maker in the world.
The German chancellor, Angela Merkel, has made a geopolitical gamble, transforming a crisis into an opportunity, using the pressure of elections to decide in spite of internal party opposition and risking of course a substantial amount of public money in the operation.
The combination of opportunities is the following:
- GM is a historic US car maker, buying assets to buy back Opel is an assist to the US government, because GM does no simply go into receivership, but follows a path where, with public money on both sides of the Atlantic, it will be made presentable again for the markets. If not, the plants will still work, although with some cuts;
- Magna has a Canadian component, which means that Germany, among all other European countries, has begun to take Ottawa seriously as a partner: something that this country has searched in vain for the past 61 years in Europe;
- This means that two countries out of three in the NAFTA (and the less problematic ones) are looking at Berlin with a better disposition than before;
- Sherbank is a Russian state-owned bank, i.e. one of the arms of Moscow. The Russo-German link is as old as the Napoleonic wars and it is a geopolitical fact of life, unless Germany does not aspire to European domination (the two world wars);
- Magna is also Austrian, no need to evoke Anschluss memories, it is enough to understand that geopolitically Germany and Austria are intertwined since the Middle Age, the Habsburg being the most visible component and surely not the only one.
Add to this the electoral appeal of saving wages, jobs and the German character of Opel and you have an interesting synthesis of tactical and strategic motivation. Pure Christian Democracy of the best tradition (Ach wo sind De Gasperi, Moro, Fanfani? Wo sind sie gegangen? We miss them very much).
Of course the objections of Karl-Theodor zu Guttenberg, the Economy minister and chief German negotiator, are not trivial: his main point is that industrially the FIAT-Opel deal made more sense. It is an important point, but one of the weak spots of the Italian offer was the lack of fresh capital. This is a structural problem with Italian capitalism and unfortunately the methods that work in Italy (no money, yes assets and some bank support) do not always have success elsewhere.
Then there is the (geo)political side of the deal. Frankly to listen to Mr. Giulio Tremonti interpreting the white lamb playing by the book of free capitalism is not credible. His prime minister, Mr. Silvio Berlusconi, has always heavily leaned on political support to further his own business as the more than decennial RAI-Mediaset under the counter deal proves abundantly (in Italian political jargon "inciucio RAI-Mediaset").
There is one fresh episode that proves quite the contrary of what Mr. Tremonti pretends: the Alitalia affair. When the previous Prodi government was inking a quite sensible commercial deal with Air France, Mr. Berlusconi used all his political artillery to stop the agreement in name of the defence of the "Italian nature" of Alitalia.
The new Alitalia has been heavily paid by the taxpayer, it is not flying impressively and it will be eventually bought by Air France. A free commercial venture or a decision smelling politique politicienne miles away?
It is the main difference between an Italian government spiralling on itself and on the very public virtues of its members and a German one that, surely as imperfect and sometimes controversial as politics can be, delivers the essentials.
Reading the post of my colleague James Walston (AUR), which you can find enclosed below (http://italpolblog.blogspot.com/), I had some ideas on my own.
Our Latin American friends, who have a long experience in dealing with ambiguous situations have coined three different terms for different political regimes:
- Dictadura, i.e. the real dictatorship, the Mussolini, Francisco Franco Bahamonde, Augusto Pinochet, Burma type (probably Hitler and Stalin were true totalitarian states);
- Dictablanda, a more relaxed dictatorship, which does not mean that it can not use the iron fist: Qadafi, Raoul Castro, Mubaraq;
- Democradura, an authoritarian democracy, as Iran, Russia, Venezuela, the USA, during the W. Bush administration.
Undoubtedly the have been creative enough, but they rarely reach our distinctive Italian fantasy.
We, probably we only today, tomorrow a splendid global model, have produced a
Democrablanda
What is it? A democracy, a normal democracy, with ballots, parliament, government, judiciary, market economy, fashion, entertainment and scandals.
The fine print makes it so special:
- Justice? Oh yes, in overdue time and possibly paying the right people and having the right connections;
- Rules? You have plenty of rules and laws, but … but they are applied in a pseudo-random way, selectively. You are in the elite, well rules are not bent, they just are inclusively expanded. You have fallen in disgrace, you are a rascal, to be media-judged and possibly condemned, but a trial, a trial? See point one;
- Ideas? There are no ideas, please, let’s be pragmatic and please do not start a polemical argument, because even if you talk about things as certain as the Earth rotating around the Sun, it is just an opinion. We do not need a Big Brother to have a neo-speak, thousand little brothers do this in a more thorough, pluralistic and amusing way;
- Taxes? We have them, a jungle, but they are for non-smart people, like accidents at work. Bullet one might be useful and also bullet two;
- Political representation? Again you have it in any size, shape, colour, but if there is “no taxation without representation”, why bothering about a real representation if taxation is rather virtual?
- Free press. Yes our press is free, so wonderfully free, free to talk show entertain gossip quarrel, but too many journalists are very free, free to offer their pen for the best cause celebre of the moment. Watergate? Waterfake, don’t ask for more.
- Independence. We are a proud independent G8 country, taking bold decisions after due consultation with Tel Aviv, Washington and the Vatican. Indeed in God we trust.
- Crime: every democracy has crime, nobody is perfect: we have Romanians, Nigerians, Chinese triads, yes also Italian criminals and paedophiles. Aye, mafia too, but we are winning the battle and the subject is neither à la page, nor interesting, nor really actual. Leave it to the anti-mafia professionals, they make a living out of it.
And now enough, I am tired, I need a refreshing vision, a true leader, un figo: Silvio where are you, my only beloved one?
Friday, March 27, 2009
Black shirt or double breasted suits?When
is a fascist not a fascist? Or more relevant to these time, when is an
apparent democrat actually a fascist? Rivers of ink have flowed trying
to pin down an acceptable definition of “fascism” and this is not going
to add to the flow, but now that Italy’s self-defined “post-fascist”
Alleanza Nazionale has dissolved itself ready to merge with Silvio Berlusconi’s
Forza Italia into the
Popolo delle Libertà (People
of Freedom), it is important for Italians and other Europeans to know
what the new party stands for and above all, what its undisputed
leader, Silvio Berlusconi stand for.
It is easy to dismiss him as a
thinly disguised fascist, a latterday Mussolini with smiles, hair
transplants and off-colour jokes instead of the jutting jaw and
high-flown rhetoric. Foreign commentators have called him fascist on
many occasions since he “came onto the field” in 1994. When Berlusconi
opened the new highspeed rail link between Milan and Rome a few days
ago, he was photographed with a railwayman’s cap adding to the picture
gallery of Berlusconi in costume alongside the Mussolini’s even bigger
range of extravagant headwear. Recently Mario Vargas Llosa called him a
“caudillo”, the title Franco gave himself to emulate both Hitler and
Mussolini. But, Vargas Llosa added, he “is a democratic caudillo”.
Fascism
began its rise to power with violence, the nightstick and castor oil,
used violent words constantly in its rhetoric against internal
opposition and against other countries and then used real violence
against both. Berlusconi in contrast neither uses violence nor
threatens it. The most serious emetic that he uses are the mindless
variety shows on his television channels which are watched voluntarily
by millions rather than forcibly administered castor oil. Mussolini was
constantly contemptuous of “democracy” while Berlusconi equally
constantly, praises Italy’s democracy which has made him prime minister
three times. Mussolini was aggressively nationalistic in word and deed
while Berlusconi has never invaded another country and apart from
calling his party Forza Italia, his nationalistic speeches don’t go
beyond claiming that Italy has beautiful secretaries.
By any standards, Silvio Berlusconi is not a fascist, either crypto- or post-.
He
is something new, and even though he thrives on elections, he is less
than fully democratic. He sees himself as an elected populist, absolute
ruler; one of his first remarks on becoming prime minister in 1994 was
that he had been “anointed by the people” and since then, he has
frequently made it clear that anyone thus elevated should have no other
limit to his power apart from election.
The president of Italy has
very limited residual powers but even these have been too much for
Berlusconi and he has shown his impatience with all three of the
presidents he has had to deal with while he has been PM. Last month he
clashed with President Napolitano who had refused to sign a decree law
preventing the removal of Eluana Englaro’s life support system. Englaro
was in a permanent vegetative state and the Supreme Court had already
decided that she had expressed a desire to not be kept alive under
those circumstances. Thwarted by both the Court and the President,
Berlusconi put a bill to Parliament which was not passed in time to
prevent Englaro dying but is now close to passing in a form which will
vitiate any living will.
He is also beginning a stand-off with
Napolitano over whether he can introduce a new housing measure (which
would allow Italians to increase the volume of their houses by 20%) as
a decree law or whether he will have to follow the full Parliamentary
procedure of a regular bill. Either way, the
executive would be taking
power from regional and local governments which regulate building
permits.
At the same time as trying to sideline the present
President, Berlusconi is manoevering to reform Italy’s constitution
into a presidential republic in time for him to take over when
Napolitano’s mandate ends in 2013.
Then there are bills before
Parliament reforming the judiciary in a way which will transfer power
from it to the
executive; Mr. Berlusconi is very open about his designs
and not only won a large majority at the Parliamentary elections last
year but is very likely to do the same at the European Parliament
elections in June. On the electoral front, Berlusconi is democratic and
very successful. He is less favourable to the other conditions of
democracy.
Only yesterday, Berlusconi dismissed Parliament as being
full of makeweights, people there just to make up the numbers; he has
made no secret of his impatience with Parliamentary procedure and his
contempt for its delays. He would like to abolish individual members’
votes and see party leaders voting for their whole group.
Ironically,
the Parliament was defended by the onetime “post-fascist” Gianfranco
Fini and now Speaker of the Chamber of Deputies. Fini emphasised the
importance of Parliamentary procedure and forced Berlusconi to
backtrack.
Unlike Berlusconi, Fini has fully embraced Italy’s
anti-fascist heritage and its democratic institutions. He has been to
the commemoration of the Ardeatine Caves massacre (where Nazis killed
335 Romans in 1944) on more than one occasion and last week even
praised the Resistance for having made Italy a free country. A few days
ago he explicitly retracted his remark of fifteen yeas ago that
“Mussolini was the greatest statesman of the 20th C”. In any case, he
has been highly critical of Mussolini on many occasions, much to the
ire of Mussolini’s granddaughter, Alessandra.
Fini will also take
part in the celebration of the end of World War II on 25 April for the
first time this year, an event that Berlusconi has always avoided.
So
the paradox is that the man who started as follower of one Mussolini’s
most loyal henchmen is now a paragon of constitutional virtue while
Berlusconi is emptying the constitution of its democratic substance to
sit in its shell not as a fascist but proudly, as Berlusconi.
# posted by italpolblog @ 11:35 AM
Cari risparmiatori, chi vi scrive non è un guru della finanza e dell’economia, ma è un risparmiatore come voi, già una volta sorpreso dalla fine della bolla dot.com clintoniana (non avete idea di quanto ho dovuto aspettare per vedere un misero guadagno in un decennio). Il mio vantaggio è di avere un paio d’amici che invece ci capiscono e per questo vorrei condividere qualche ragionevole interrogativo.
Prima però leggetevi questi tre articoli (un grazie al MEF che rende pubblica e stabile la rassegna stampa, è un atto di civiltà informativa):
Http://rassegnastampa.mef.gov.it/mefnazionale/PDF/2009/2009-02-06/2009020611765856.pdf
Http://rassegnastampa.mef.gov.it/mefnazionale/View.aspx?ID=2008102810963072-2
Http://www.ilsole24ore.com/art/SoleOnLine4/Finanza%20e%20Mercati/2007/08/cassa-depositi-enel.shtml?uuid=08f446f4-4a36-11dc-b7a2-00000e251029&DocRulesView=Libero
Non sono di facile lettura per nessuno che non sia esperto, ma il succo della questione è il seguente. Come tutti dicono, anche i talebani più convinti della maggioranza, lo stato non ha soldi e, udite udite, anche il mago Silvan si è unito al coro dei disfattisti che dicevano che c’è la crisi. Sarebbe bello poter fare come nel buon tempo antico quando si diceva dei soldi “Finché ce n’è, ce n’è; quando non ce n’è, viva il Re”, ma oggi non si può far così perché non solo la gente manifesta, ma le varie lobby non ti danno più credito, fondi, aderenze, influenza, voti, business.
E cosa si fa, dai tempi immemori quando la cassa del principe o dello stato è vuota? Si cercano soldi là dove ci sono:
- o a prestito (ma noi nell’euro non possiamo farlo perché ci sono delle regole che ovviamente non piacciono ai politici spendaccioni dei soldi altrui)
- o con le tasse, che ovviamente ogni governo abbassa, anche se stranamente la pressione fiscale aumenta (anche con questi, no problem, è aumentata)
- oppure, e qui ci vuole abilità, nel risparmio ancora esistente.
La Cassa Depositi e Prestiti (CDP, per gli amici - Cassa DDPP, per gl’interni) è un’istituzione florida, ben dotata di soldi perché amministra anche i risparmi italiani nelle Poste (libretti e buoni postali). Cari amici, vi ricordate le Poste di una volta? Solide statali eterne ed inaffondabili (anche se maledettamente lente), quelle dove tu aprivi un libretto e, per Diana, era vangelo ritrovarlo con un buon interesse vent’anni dopo?
Ecco, non sono più le stesse, nel bene (basta andare negli uffici postali, vedere la rapidità delle spedizioni, guardare la gamma dei prodotti, vedere il risparmio garantito, ecc.) e nel male. Vi prego di leggere questo articoletto passato abbastanza inosservato
Http://www.repubblica.it/supplementi/af/2009/02/02/copertina/001zitto.html
Dice che alcune polizze vita vendute dalle Poste (e polizza vita significa affidabile, inaffondabile, sicura ecc.) come ottime (rischio solo del 20%) erano invece piene di titoli tossici ad alto rischio. Ci hanno rimesso dei piccoli risparmiatori (come noi) con la scusa dello tsunami finanziario al grido di “Una fatalità! E chi poteva prevedere! E che ne sapevo?”.
Come invece adesso purtroppo sappiamo: tutti in nel giro dei colletti bianchi sapevano, non è una fatalità ma una logica conseguenza di quando si vendono titoli senza una copertura e per di più era stata prevista in Italia già dal 2006 (Nomisma-OSSS, Nomos & Khaos 2007), ma nessuno voleva crederci.
Uno spiacevole incidente? Lo speriamo vivamente, perché il risparmio postale dev’essere una garanzia di certezza almeno sul medio periodo in tempi dove l’instabilità è molto alta. Non siamo laudatores temporis acti, pensiamo semplicemente che c’è già un’abbondanza di enti ed organi che fanno investimenti speculativi a breve e che la distruzione del risparmio non è un bene, ma è una vulnerabilità strategica come dimostra ampiamente il caso dei nostri amici statunitensi.
La strategia dell’AD della Poste, Massimo Sarmi, è piaciuta a tutti i recenti governi, ma la benedizione di politici ossessionati dal breve termine ed affamati di rapida liquidità, non è il viatico per la solidità di una nazione già pesantemente indebitata. I debiti non vanno riciclati, vanno semplicemente pagati, come i luminosi casi di Cina e Russia fanno vedere. Oggi contano i bigliettoni e non i chilotoni e la Russia di Medvedev-Putin su quelli si regge e non su quattro missili pronti ad essere smantellati insieme agli americani.
E la CDP che c’entra?
La CDP è oggi una SpA posseduta al 70% dal Ministero Economia e Finanze (ex Tesoro) e per il 30% da 66 fondazioni bancarie. A sua volta la CDP possiede il 10,1% di ENEL, il 10% di ENI, il 30% di Terna, il 10,1% di STMicroelctronics ed il 35% di Poste Italiane (il restante 65% è MEF).
C’entra perché amministra anche una quota dei risparmi (sempre i nostri) delle Poste e perché adesso viene in soccorso del governo per finanziare le sue grandi opere (per il bene del Paese e della Patria, per carità).
L’articolo del 6 febbraio 2009 del Sole 24Ore è pieno di autorevoli rassicurazioni, però è bene guardare ai fatti:
1. Le Poste hanno già rifilato un bidone limitato e questo ha il potenziale di essere, se mal gestito, un bidone ancor più grosso attraverso i futuri prestiti della CDP;
2. L’assicurazione che i criteri saranno privatistici anzicché pubblici non mi rassicura affatto: tutti i subprime tossici erano gestiti con criteri assolutamente privatistici e Bush ha dato una mano a questi ladri in doppiopetto. Inoltre in Italia è dal 1968 che “Il pubblico è privato e viceversa” e questa è una sessantottata che al mago Silvan, ed alla sua corte di sessantottini ex comunisti ed ex sinistrorsi, piace molto (è una vita che lo fa). Piace molto meno alle tasche dei cittadini (sì, anche quelli di destra vengono munti in modo bipartisan);
3. Il governo chiede alla CDP di erogare dei prestiti a grandi opere con rigorosi criteri di selezione delle opere finanziabili in termini di profitto e rendimento. Molto bene: la lista è stilata dal Tesoro, il Tesoro possiede la CDP e le Poste e queste due fanno qualcosa di diverso da quanto vuole il Tesoro? Improbabile, e infatti lo stesso accade nella Cina comunista dove il governo ha adesso ordinato alle banche (statali) di concedere prestiti senza andar troppo per il sottile, con buona pace dei dividendi e della buona gestione (la crisi, signora mia). Ma noi siamo in un’economia avanzata, capitalista, liberaldemocratica e siamo immuni dalla crisi (tra qualche mese due-tre grandi banche rischiano di saltare, ma è un dettaglio);
4. Opere pubbliche? Criteri rigorosi? Direi che dopo almeno vent’anni buoni di malaffare dal CAF ad oggi, il cittadino ha il diritto di dubitare ragionevolmente parecchio. Vi ricordate il Ponte di Messina? Ci hanno fatto i soldi con le penali pagate dalla Stato (cioè da noi e dai nostri risparmi). Remember Alitalia? Questo governo ci ha fatto pagare i debiti di Alitalia ed Air One, mentre Air France se la stava comprando, pagando lei i debiti. Nel frattempo una cordata d’amici trasversali sta facendo soldi.
In teoria, l’idea di usare la CDP come una sorta di fondo sovrano è un’ottima idea, tanto è vero che Nicolas Sarkozy, il cui debito pubblico non è trascurabile, sta usando la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) esattamente come un fondo sovrano, chiamando le cose con il loro nome, salvando Dexia (banca francobelga saltata sui derivati tossici) e prestando alle ditte “campioni nazionali”.
Anche a Parigi però i dubbi non mancano affatto, perché i problemi del rapporto politica-economia sono molto simili.
Peccato, e questa è pratica, che i fondi sovrani siano gestiti con gli stessi criteri privatistici dagli stessi gestori di altri fondi con problemi potenziali enormi.
Cito l’unico articolo serio sui fondi sovrani comparso nel nostro Bel Paese, guarda caso sulla rivista del servizio di sicurezza interna (Gnosis, 1/2008, Fondi sovrani e sovranità nazionale, AISI) “In presenza di ‘conflitti di interesse’, causati da gestioni multiple di manager dedicate contemporaneamente ad asset di FSI e di portafogli individuali o istituzionali (nazionali o esteri), anche per i Fondi Sovrani affiorano rischi di perdite, ed, in generale, rischi di deterioramento qualitativo dei propri portafogli (informazione nascosta, o ‘adverse selection’; azione nascosta, o ‘moral hazard’; aumento dei costi di transazione causato da un’eccessiva strutturazione delle funzioni di consulenza; scarsità di esperti causata da una complessità operativa progressivamente maggiore; corruzione e insider trading).”
Il linguaggio è quello dei nostri buroeconomisti, ma uso l’evidenziatore per le parole chiave “conflitti d’interesse - informazione nascosta - azione nascosta - aumento dei costi - corruzione - insider trading”.
Dunque ogni fondo sovrano o strumento che voglia imitarne le caratteristiche, usando un surplus di bilancio o risparmio accumulato, presenta strutturalmente questi rischi. Non bisogna fare fondi sovrani o qualcosa di simile in assoluto? No, esistono fondi pensione sovrani gestiti con grande trasparenza ed efficacia, basti pensare a quello norvegese che è nato appunto per mettere da parte i profitti petroliferi per quando il petrolio del Mare del Nord finirà (come sta finendo). Caso quasi unico? Si chiama appunto best practice, ovvero esempio da imitare.
Qualcuno vuol dire che faccio un processo alle intenzioni e polemica strumentale? No, si chiama analisi dei rischi a favore del proprio portafoglio in un paese dove piccoli azionisti e risparmiatori sono “parco buoi”.
Gli schemi della CDP o della CDC rispondono veramente ai parametri norvegesi? Allora vale la pena di fidarsi, altrimenti (e molti nostri politici non ci vogliono nemmeno in Europa, per non parlar del Nord Europa) occhio al portafogli e attenzione alla lista delle opere.
Il mio precedente post "If I were a woman" ha avuto un commento da Aide Esu su www.insardegna.eu (http://www.insardegna.eu/opinioni/societa/cosa-fanno-le-donne-israeliane/view) su come le donne israeliane agiscono contro la guerra, nonostante una società molto militarizzata, e su come la classe politica, donne incluse, sia altrettanto militarizzata. Il dialogo continua:
Credo che una discussione su "If I were a woman" necessiti di chiarire un possibile malinteso. Il titolo e l'articolo sono una riflessione che parte da una prospettiva femminile proprio perché vuole consapevolmente assumere una modo di vedere molto diverso da quello dell'analista strategico, uomo, con il servizio militare alle spalle ed una lunga frequentazione negli ambienti militari e di sicurezza.
Non è invece un travestimento per insegnare a qualcuna cosa deve fare: conoscevo le Donne in Nero, non conoscevo le Osservatrici della Barriera (Machsom Watch), ma questo non cambia molto la sostanza.
Sono semplicemente convinto della strategicità delle donne nello sviluppo di un paese (o nella sua rovina) perché fa parte di una mia riflessione iniziata nell'ambito dei fattori portanti della grande strategia globale. È una riflessione agli stadi iniziali, ancora incerta nella sua articolazione, ma fiduciosa della fecondità della sua intuizione.
Veniamo al merito adesso. Maria Grazia Enardu, in un suo contributo a Nomos & Khaos 2006 (Dimenticare Amalek), ricorda due cose interessanti per questo dibattito: la guerra in corso è una guerra tra pastori (spietate come lo sono state le guerre bibliche) ed Israele è un'etnocrazia (il che aiuta a spiegare la sottorappresentazione delle minoranze). Non è un caso che in alcuni recenti dibattiti israeliani sul futuro del paese siano echeggiati i modelli di Sparta e d'Atene.
Dunque non è irrilevante chiedere che i generali non entrino nel circuito della vita politica perché una società già così militarizzata, se continua ad identificare il capo politico con quello militare, rischia d'avvitarsi su se stessa in modo inesorabile. Perché la sicurezza, quando prende il sopravvento su tutto (sicurezza innanzitutto), ha la brutta tendenza a divorare tutto, anche e soprattutto quel che si vuole proteggere. Quando gl'israeliani chiedono per i loro accordi di pace la sicurezza assoluta, chiedono l'impossibile su questa terra e sarebbe ora che se ne rendessero conto. Levi Eskhol non voleva la gloriosa guerra del 1967, infatti non era un generale riciclato, ma furono quelli in servizio attivo che lo misero nel sacco.
Le donne politiche israeliane si sono formate in un ambiente militarizzato? È ovvio, com'è ovvio che Golda Meir è stata vittima di una barriera culturale quando insisteva ad essere l'unico "vero" uomo nel suo gabinetto di governo. È un motivo sufficiente per non sperare che più donne possano cambiare una politica già abbastanza inquinata dal militarismo? Non è così, perché la storia umana è abbastanza piena di sovrane forti, coraggiose, sagge ed attente a non cadere nel bellicismo, pur non avendo paura d'affrontare o di dichiarar guerra.
Non è così perché c'è una fetta consistente della società israeliana che non sbatte i tacchi e chiude il cervello quando c'è l'alzabandiera e si parla di sicurezza nazionale. Più donne entrano in politica e più esponenti di quella parte aperta della società verranno politicamente rappresentate.
Zipporah Livni non è una donna di pace? Il mio era un augurio come era un auspicio che non imitasse, come finora ha fatto, logiche e virtù dei militari o delle spie. Ma qualcuno avrebbe riconosciuto in Mikhail Sergheievich Gorbaciov l'uomo della glasnost e della perestroyka, prima che prendesse il potere? No, perché doveva conformarsi per non esser tagliato fuori. E lo stesso vale per Leonilde Iotti, prima presidentessa della Camera.
Quanto ai partiti religiosi ed al pericolo della divinizzazione della politica, vedo che non c'è molta discussione, nonostante anche qui i condizionamenti sulla società israeliana siano piuttosto pesanti e gli effetti sulle ipotesi di pace abbastanza nefasti.
C'è una differenza profonda tra l'utopia coraggiosa ed il realismo tarpante. Mazzini e Ben Gurion, per esempio, non avrebbero dovuto concepire né la repubblica italiana né quella israeliana, viste le rispettive situazioni correnti. Allora, se ragioniamo su Israele, dobbiamo immaginare qualcosa di più rispetto ad una realtà pesante e ad un Obama messianico.
Ho visto quel video toccante con l'appello di una donna al presidente americano di salvare gl'israeliani da se stessi. Mi sono identificato profondamente nei sentimenti, ma ho continuato pensare oltre. "If I were a woman... I would be a different one".
È difficile per me essere d'accordo con l'idea del ministro Sandro Bondi di trasformare la giornata della Memoria in un rito, al netto della buone intenzioni. Tutte le commemorazioni laiche quando diventano un rito illudono chi lo fa di un'eternità conquistata e deludono chi partecipa quando la forma tende a prevalere sulla sostanza, basti vedere cosa è successo della Resistenza.
Lo stesso può valere per i riti religiosi quando la classe sacerdotale di una determinata credenza si stacca dalla vita per immergersi nei formalismi, nella casuistica e nella correttezza politica.
"Il dio non lo fa chi lo indora, ma chi lo adora" "Fatta la festa gabbato lo santo" sono due proverbi italiani che lucidamente colgono l'effimero e la sostanza del credere e del rituale.
La memoria è viva quando diventa esperienza universale, quotidiana, controversa e praticata. Il ricordo della Shoah non fa eccezione quando si guardano i rischi dell'uso, dell'abuso e soprattutto dell'oblio della memoria. Chi pensa si tratti di un segno della storia unico, separato e soggetto a proprietà intellettuale e culturale, non capisce che sta favorendo il risorgere di fenomeni che intende estirpare dalla natura umana: odio, discriminazione, disprezzo dell'altro, furia omicida di gruppo.
La Shoah come memoria viva e dunque che genera valori o è universale, e dunque collegata ai diritti universali dell'uomo ed al comandamento d'amare chiunque sia il prossimo tuo, oppure priverà di senso duraturo questo doloroso evento. L'ebreo errante e perseguitato c'è ogni volta che viene compiuta un'ingiustizia mortale e si tace, quando si sa e non si chiamano le cose con il loro nome, quando l'arroganza entra con gli stivali chiodati travolgendo vite e noi ci voltiamo dall'altra parte, pensando che noi non siamo come le vittime e che non c'è nulla da fare, lasciandoci avvolgere dalla propaganda e dal comune sentire della viltà. Guardiamoci intorno per l'ampio mondo e vedremo i segni di questi meccanismi ben noti e sempre dimenticati al momento giusto, non oltre il limitare della nostra casa, ma troppo spesso dentro il nostro cuore.
Non c'è vittima senza carnefice e non c'è riscatto e libertà senza resistenza. Chi dimentica uno di questi elementi nella sua individualità e connessione, fa un pessimo servizio al passato ed al futuro, perché la forza dell'esempio è formidabile anche nelle circostanze più avverse.
Come sappiamo, sarebbero bastati 10 giusti per salvare Sodoma e Gomorra e, secondo un racconto ebraico, Dio evita di cancellare il mondo solo perché in ogni istante ci sono almeno 36 giusti sulla faccia della terra. In Germania c'è stata una resistenza che ha silenziosamente permesso il riscatto morale e gettato dei semi di libertà, nonostante sia stata con cinismo politico isolata ed ignorata dagli Alleati durante il conflitto, negata dal perbenismo patriottardo in patria e svilita nel dopoguerra perché non era la resistenza dei "nostri". Weisse Rose, Rote Kapelle, von Galen, Operation Walküre ed altri sinora consegnati all'oblio ci hanno trasmesso un lascito essenziale che non vuole riti e, per me, non ha bisogno di film, benché come storico sappia quanto conti il racconto, il documento, il documentario e la creazione artistica.
Accanto i deportati di ogni colore di contrassegno sulla triste giubba degli Häftlinge, c'erano donne e uomini che hanno messo il valore essenziale dell'umanità al di sopra non solo di se stessi, ma anche di una meccanica interpretazione della patria. Altro che "pace con onore" e "ragazzi che sbagliano", loro in condizioni disperate, quando tutti gridavano il saluto di rito, hanno capito chi erano i carnefici, le vittime ed i resistenti. Ce ne sono altri, in giro per il mondo, nei posti più impensati che salvano la coscienza profonda d'interi popoli. Ecce homo.
Dear friends, I am a strategic analyst in Italy and of course I am involved by media in commenting over the military operations in Gaza. I was struck by the letter the singer Noa wrote to her friends in Gaza (http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3651784,00.html) and by the answer of Aloni, the movie director (http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3653183,00.html), but I felt it was not enough
If I were a woman in Israel, I would try to significantly improve our democracy we are so proud about with three measures:
- Increase the presence of women MK (Members of Knesset) to 30% and by the same proportion in ministerial posts (not just in party organs);
- Banning religious parties;
- Banning generals from political life.
Let's start from the last measure. The proportion of generals we have in political life and the dominance of their military discourse in politics is simply unhealthy. It means that, in face of security (absolute security, we will talk later about this), politics have to shut up and spring to attention. This is a political and a social suicide and I am not amused by the fact that this suicide is a slow one. Prussia followed the same pattern and two mistakes are just two mistakes.
It started in 1956 when we (after having fought our only war for survival in 1948) joined a colonial aggression of two alleged WW II winners, France and Great Britain, against Egypt. It was established as a constant political pattern in the glorious war of 1967, a preventive war against the better judgement of the then prime minister Levi Eskhol, unleashed under the pressure of generals and which brought to Israel the disastrous joys of occupation.
The last war in Lebanon and the actual invasion of Gaza are the grandchildren of this militarism whose promise is, since millennia of human history, impossible to fulfil, especially for a small country.
When I hear talking about absolute security just under the military profile, I see that too many people lied themselves and their fellow citizens: empires and small countries eventually had to stop at a border and agree, because force was insufficient alone to achieve security. People who talk about absolute security are plain warmongers and are a danger for their own countries and neighbours.
Banning religious parties. This is an essential for any reasonable democracy for the very simple reason that the realm of politics is the realm of relativity (and the essence of democracy is relationship and relative interaction) and the realm of god tends very often to be absolute.
I am surprised when I hear many of our friends extolling our democracy: the way religious parties tend to hold hostage politics here, is very similar to the islamist discourse holding politics to ransom in Iran. Don't fool yourself with the differences (we do not hang people, we have a free press, etc.): beware of the influence which is very visible in our colonised land, where the life of an infidel has no value, and in our diffused mindset (our colonies are the land given by God).
As an Italian I see very well the difference between Shas, the Italian DC (Christian Democracy) and the AKP. In Italy during the Cold War the DC was a party inspired by Christian values, but not radio controlled by the Vatican and had no priests in its party secretariat. It was truly a secular party, operating in a country where a secular constitution was in place. The fact that the UK has no constitution and a political chief being also a religious one is a historical relic, not necessarily an example to imitate.
And as an Italian I very unhappy to say the least that the Catholic Church in my country says that meddling in politics is legitimate: the mediocrity and the greed for petty power of the priests and politicians in Rome is very similar to what I see in Tel-Aviv and it is the betrayal of their respective mission and vision.
Women in politics. It is not just a gender issue: it is a matter of grand strategy, i.e. about the future of a country and a continent taking into account all its facets, because in contrast with the dominant male short-term economic and political culture, they tend to plan for the medium-long term
Today the combination between quality of innovation, social welfare and economic performance cannot be separated by the level of command that women have reached in different societies. The sheer comparison in just three time zones between Finland, Poland, Italy, Libya, Nigeria and Saudi Arabia speaks volumes about the strategic role of women (what I call W-strats - Women strategics).
Where does stand Israel? Don't repeat the worn comparison with our neighbours, are we happy with what we are? Should we not look at the best practices? Eleven women in a ministerial post since 1948 is not a good record. No woman Defence or Finance minister or chairing a Security and Foreign Affair committee is a shame. We share the blame with others? Many wrongs do not make one right.
A critical element of W-strats is how women are capable to conceive, structure and practice an alternative way of power and economy. Until now, to be quite honest, one can see more a (wo)-manly presence in power, i.e. without seriously challenging traditional male and female cultural imprints, which in itself are just cultural and not biological barriers (Golda Meir is an excellent example).
Sixty years of wars, counterguerrilla, antiterrorism and lethal intelligence operations have achieved a very precarious result in terms of security if for a couple of prisoners in Lebanon and a few dead in South Israel, we think we have to engage in massive military operations, commit war crimes and tolerate a Far West in our occupied territories.
Even the most stalwart likudniks know that, despite degrading the guerrilla and terrorist capabilities of Palestinians, the actual political course is unable to diminish the terrorist intent of Palestinians. But terrorism does not spring from nowhere, it is a cruel political means (like war) for very understandable political means.
Dear Mrs. Livni, I hope that you will make a real difference, instead of mimicking intelligence and military virtues. Look at what Italians did in Alto Adige (South Tyrol) in the 'Sixties. We had the same nationalistic terrorism, but we closed the affair in three years, by a peaceful arrangement made by our then PM Aldo Moro. Neither the Brits, nor the Spaniards, nor the Turks, nor the Russians did it so quickly and lastingly.
Please avoid saying that South Tyrol was easier than Palestine, because this is an erroneus and fallacious reasoning. Italians made already their mistakes during the Fascist regime, but did not persist in them during democracy. Had we messed it up like other countries did for a long time, we would have experienced the same intractable problems.
Three years against 60: it is an interesting case to consider as an alternative to a murderous and suicidal policy. Shalom, Salaam.
PS Una traduzione in italiano è disponile sul sito www. insardegna.eu, link http://www.insardegna.eu/opinioni/societa/se-fossi-una-donna-israeliana/view.
Ci sono momenti in cui la vita e la morte smettono di essere astratte pedine di giochi politici e pseudomorali e diventano casi e scelte concrete. In quei momenti conta una sola cosa: la piena indivisa responsabilità di disporre della propria vita perché, in quanto dono, non è una proprietà a mezzadria, ma una pietra di paragone del proprio libero arbitrio. Questo è uno dei punti che sembra ignorato dai difensori della vita ad ogni costo, proclamata come "naturale" nonostante sia tenuta in vita con mezzi artificiali.
È una contraddizione pretendere che la vita umana sia sottoposta alle leggi naturali (che sono quelle della selezione per morte degli organismi inadatti a vivere o alle condizioni del momento) ed al tempo stesso sia schiava di macchine che sono però frutto non della natura, ma della cultura dell'essere umano.
Infatti di tutte le specie viventi sul pianeta, l'essere umano, con i suoi 10.000 anni di storia, è il biotipo meno "naturale" che ci sia ed è quello che ha continuamente spostato le frontiere proprie e della natura così come sarebbe stata senza l'Homo sapiens. Dunque cosa sono la vita e la morte per l'uomo non sono questioni di legge naturale, ma d'interpretazione culturale in un dato momento storico e secondo il suo Zeitgeist.
Duecento anni fa in Europa, quello che era una vita decorosa, oggi sarebbe visto come sopravvivenza e la morte (data e subita nei modi più diversi) apparteneva all'ordine "naturale" delle religioni del momento.
Certo, ci sono gl'interpreti della parola divina che dicono di rifarsi a verità eterne ed indiscutibili, ma è penoso come dimentichino facilmente quanto le grandi religioni siano mutate nei secoli e quanto i loro fondatori fossero innovatori e mettessero ampiamente in discussione l'intepretazione corrente del divino (ma perché i vertici cattolici pensano a propagare una versione sovietica del cristianesimo? Perché non sono più all'avanguardia come lo era il Cristo e puntano a ritardare tutto frenando in retroguardia?).
Non tutto è vita per un Homo sapiens, perché il criterio del "purché respiri" ha a che fare con un protozoo, ma non con quella complessità di caratteristiche proprie della nostra specie. E nel dubbio? È l'individuo a scegliere perché, anche se credente, il suo dio lo lascia libero di scegliere (fosse anche per peccare), perché insieme alla vita gli ha donato la libertà di scelta che ne fa un essere responsabile (cioè capace di rispondere) e non una larva incapace d'intendere e di volere.
Quando la religione fa politica cade preda della principale tentazione, quella del potere terreno, e si svuota di sostanza, afflato e forza, diventando invece un'ipocrita macchina corruttrice, soffocata da prescrizioni farisaicamente sempre più ossessive. Quando la politica insegue la religione si scava la tomba con le sue mani, perché dimentica che la laicità è la migliore difesa dell'autonomia delle due sfere ed è la risposta più valida alle nuove e vecchie guerre di religione. Politica e religione insieme sono destinate a corrompersi a vicenda, come nel supplizio di Mezenzio.
E allora che fare? Smettere di fare sciacallaggio politico e religioso ed affrontare caso per caso, affidandosi meno a dispositivi di legge astrattamente onnicomprensivi e più al buon senso delle parti ed al messaggio positivo degli uomini di fede. Le fedi imbrigliate dalla politica sono quelle che tacciono quando soffrono i deboli, favoriscono la fuga dei criminali contro l'umanità e strepitano sui grandi principi, passando elegantemente sotto silenzio quel che possono sempre fare i ricchi per aggirare le leggi umane.
In certe situazioni la vita non è tale, la prospettiva di vivere è pericolosamente intollerabile e la morte non è una nemica. Decidere su questo non è faccenda da telequiz, ma pesante responsabilità dell'individuo che deve decidere. Non lasciamo sole queste persone e non frastorniamole con vuoti proclami, ma assistiamole discretamente con la sapienza del cuore.
Sfoglia
ottobre